- Le plus grand problème auquel doit se confronter l’humanité, le plus grand problème non seulement d’aujourd’hui mais de toute l’histoire de l’espèce, est le réchauffement/changement climatique. Si une proposition « convivialiste » ne trouve pas un lien pour ainsi dire naturel, organique avec cet objectif fondamental, autant la consigner en queue de liste.

-- L’objection qu’en effet il faudrait faire la transition verte mais que malheureusement on n’en a pas les moyens est fallacieuse et hypocrite :  le monde croule sous l’argent et pour aller le trouver là ou il se trouve, il suffit d’appliquer le programme que propose ATTAC depuis 1998 :  taxe sur les transactions financières et, surtout depuis la crise de 2007-2008, séparation des banques de dépôt et des banques d’affaires [cf Loi Glass Steagall], et lutte contre les paradis fiscaux (Cf. par exemple, les sept filiales de BNP Paris-Bas dans les Iles Caïman.  

Proposition accessoire : si un membre des Convivialistes se réfère au gouvernement de la France actuelle, celui de François Hollande, comme un « gouvernement de gauche », l’exclure sur le champ comme incompatible avec les objectifs du mouvement !

--S’attaquer immédiatement au Traité Commmerce et investissements US-EU TTIP/TAFTA.  Cet accord s’il était signé, serait un manifeste anti-convivialiste, tourné comme il est uniquement vers les profits accrus des plus grands entreprises transnationales des deux cotés de l’Atlantique.  L’ « harmonisation » des règles entre les deux parties ferait disparaitre un nombre important de nos agriculteurs, surtout les petits producteurs bio, nous obligerait à manger des OGM et à importer des produits chimiques jusqu’ici interdits et, au fur et a mesure, remplacerait des pans entiers de nos systèmes judiciaires et législatifs par les décisions [1] de tribunaux d’arbitrage privés,  et [2] de  comites spéciaux de « coopération en matière de régulation » largement sous l’influence  des plus grands entreprises privées.  La porte serait ouverte à  la privatisation de services publics et les marchés publics devraient renoncer à l’embauche de  fournisseurs locaux.   Nombre d’exemples de cas portés devant les tribunaux d’arbitrage privés [sous d’autres accords dit BITs-Bilateral Investment Treaties] démontrent abondamment que ceux-ci seront utilisés pour interdire aussi longtemps que possible toute amélioration sociale ou environnementale proposée par un gouvernement.   Il s’agirait d’un coup d’État du privé contre la démocratie. .

 

Susan George

 

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