Par-delà la juxtaposition de compétitions et de records, les Jeux Olympiques sont, avec leurs composantes culturelles et artistiques, la grande fête omnisports mondiale. Des athlètes du monde entier y participent (Athènes 1896 - 245 participants - 14 pays / Rio 2016 – 11 000 participants – 206 pays) et ils sont suivis par des millions de spectateurs et téléspectateurs ( 2 milliards pour Rio 2016). C’est ce qui fait des JO le premier évènement planétaire. C’est ce qui fait aussi de lui, le reflet de notre monde. Comment ne pas être extrêmement attentifs à leur contenu, à leur relation avec la société et à ses évolutions ?

Je présente ici un CR un peu inhabituel, moins condensé que d’habitude, pour mieux faire place aux interventions de nos amis du monde du sport. La rencontre s’est tenue dans les locaux du Centre EPS et Société, 76 rue des Rondeaux, 75020. Elle a réuni une cinquantaine de personnes, en grande majorité venus du monde du sport. Jean-Philippe Acensi, représentant de l’APELS (Agence pour l’éducation par le sport) n’a pas pu y participer. Très mobilisé par et dans le rapport Borloo (avec l’insuccès final que l’on connaît) il s’est trouvé appelé à l’Elysée au même moment.

La séance s’est comme d’habitude déroulée en trois temps. Dans un premier, Marc Humbert a présenté le convivialisme aux personnes qui ne le connaissaient guère. Sont ensuite intervenu : Alain Caillé, Yves Renoux (FSGT, Fédération sportive et gymnique du sport), Jean-Pierre Lepoix (EPS et Société) et Philippe Segrestan (Association Escalade ROC 14). On trouvera ci-après un résumé de leurs interventions (rédigées par eux-mêmes).

Après un agréable buffet dînatoire, un troisième temps a été consacré à la discussion, avec, notamment  deux interventions de Marc de Basquiat et Daniel Bougnoux, qui ont bien voulu les rédiger après coup et que l’on trouvera ci-après.  A.C.

Pour y répondre plusieurs idées ont été soulevées: lors de la soiré du 17 mai 2018  organisée au Centre EPS et Société : 

- Le sport peut-il contribuer au développement humain ?
- Quelle est sa portée transformatrice ?
- Vaut-il pour lui-même ou principalement comme outil d’éducation et d’intégration sociale ?
- Ses valeurs constitutives sont-elles, peuvent-elles être, doivent-elles être des valeurs convivialistes ?
- Pourrait-il, devrait-il, en étant un enjeu d’expérience et pas seulement d’espérance, jouer un rôle actif dans l’invention d’une société post-néolibérale (convivialiste) et participer à la transition vers une société du bien vivre ? Et comment ?

À l’occasion du forum Educasport des 27 et 28 septembre 2015, l’APELS (Agence pour l’éducation par le sport) a pris l’initiative de lancer tout un processus de discussion auprès de nombreuses associations sportives soucieuses de leur mission éducative. Ce processus a abouti à la rédaction d’une  charte du sport directement inspirée des principes défendus par le Manifeste convivialiste. En voici la première version. Espérons qu’elle donne des idées aux convivialistes investis dans d’autres champs. Pourquoi pas une Charte de l’éducation convivialiste ? de la justice convivialiste ? de la prison convivialiste ? de la ville convivialiste ? Etc.

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Sport et convivialisme

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