GENS DES HAUTS est une nouvelle coopérative qui s’établit dans les Hautes-Alpes. Elle est animée par une équipe de personnes aux parcours et compétences variés, attachées à ce magnifique territoire de montagne, soucieuses de son devenir et engagées dans un agir citoyen. La coopérative inscrit son action dans une démarche globale d’émancipation des personnes et des territoires, convaincue que l’autonomie se construit dans l’interdépendance, avec d’autres donc. Pluriactive, elle oeuvre, entre autre, dans un champ couvrant les toilettes sèches, le compostage, le travail du bois, l’autonomie alimentaire, la lecture et l’accompagnement de projets.

Pour présenter plus avant notre démarche, nous proposons d’y rentrer par la porte de notre ‘’jardin’’. Dans un second temps, nous évoquerons notre rapport à l’économique. Puis, nous conclurons par une invitation à la coopération.

Le jardin & alimentation

Autrefois, lorsque surgissait une crise, il suffisait de bloquer une route, de brûler quelques palettes et pneus, d'arracher un panneau et comme par miracle une petite pluie de subventions tombait ainsi la machine repartait, rien n'était réglé mais on continuait d'avancer dans le brouillard et surtout personne ne voyait, ou ne voulait voir, le mur qui se profilait....

La crise d'élevage que nous vivons, maintenant depuis plusieurs mois, nous n'en voyons pas le bout. Les routes ont été bloquées, nombreuses, nous ne comptons plus les pneus et les palettes brûlés, quant aux panneaux, ils ont été franchement « dégommés ». Et je ne parle pas des autres dégradations qui n'ont pas manqué. Les subventions sont tombées, des mesures exceptionnelles ont été mises en place, et pourtant, la crise est là et bien là ! Tous les responsables s'accordent à dire qu'elle sera longue ; ce qui est sûr, c'est que lorsque cette crise sera terminée, nous ne serons plus les mêmes.

J’ai reçu un premier texte de Jacques Beaumier, que je ne connaissais et ne connais toujours pas. Je l’ai trouvé d’une simplicité étonnamment éloquente. Après deux ou trois échanges par mail, je lui ai demandé s’il pouvait rassembler ce qu’il avait écrit. J’y trouve un bel esprit convivialiste. Alain Caillé 

 Je suis artisan du bâtiment dans une commune de montagne, au cœur du massif de Chartreuse. Agriculteurs, artisans, commerçants, employés des services publics ou salariés des entreprises de la filière bois, ici nous nous connaissons. Nos voisins sont nos clients ou nos fournisseurs, nos employeurs ou nos employés. Ici le travail local génère naturellement du lien social et les relations au quotidien reposent largement sur la confiance et la solidarité. Peut-être que ce témoignage participera à attirer quelques regards curieux d’universitaires, de sociologues, ou de philosophes sur nos communautés de paysans et d'artisans que l'on prend volontiers pour les vestiges d'un monde voué à disparaître. A la lecture du manifeste convivialiste et à l’écoute de quelques conférences j'ai parfois eu le sentiment qu'on parlait de nous.

Daniel pratique la boulangerie à sa manière : levain naturel, blés anciens, eau de pluie et caisse gérée par les clients. Pendant que lèvent ses pâtons, le Breton s’adonne à ses autres passions : jardin, musique, astrologie humaniste, écriture…

 

Monnaies complémentaires

(locales, nationales, transnationales)

peuvent-elles être un instrument clé du convivialisme ?

CR[1] de la séance du 23 mars 2015

Présents : Andrea Caro, Alain Caillé, François Flahault, Jean-Baptiste de Foucauld, Christophe Fourel, Susan George, Marc Humbert, Jacques Lecomte, Corine Pelluchon, Bernard Perret, Dominique Picard, Roger Sue, Bruno Théret, Michel Terestchenko, Patrick Viveret,

Excusés : Jean Baubérot, Barbara Cassin, Philippe Chanial,  Roland Gori, Dominique Méda, Gus Massiah, Geoffrey Pleyers.

Cette séance a été organisée à l’occasion de la remise d’un rapport au gouvernement sur les monnaies complémentaires, co-rédigé par Christophe Fourel, et d’un Rebonds publié dans Libération par Thomas Coutrot, Wojtek Kalinowski et Bruno Théret sur la perspective d’une euro-drachme. La présentation de ce rapport et de cet article seront les deux moments forts de cette soirée.

Dur, en ces temps de crise, de boucler les fins de mois. Les fauchés à partir du 15 optent pour l’économie de la débrouille : hard-discounters, magasins de fripes, déstockages, brocantes, sites de deuxième main… Autant de lieux, physiques et virtuels, arpentés également par d’autres gens, pas forcément dans la dèche, mais opposants à la consommation à gogo et accros à la lutte contre le gaspillage.

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Un autre monde est non seulement possible, il est absolument nécessaire

ET URGENT. MAIS, COMMENT DESSINER SES CONTOURS ET LE PENSER ?

Ce site se propose d’être un espace de rencontre entre tous ceux qui, dans l’esprit du Manifeste convivialiste  , inventent des formes de démocratie post-libérale et post-croissantiste, en théorie ou en pratique.

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