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vendredi juin 23, 2017

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déjà plus de 3600 signatures - Un autre monde est non seulement possible, il est absolument nécessaire. Et urgent. Mais comment dessiner ses contours et le penser ? Ce site se propose d’être un espace de rencontre entre tous ceux qui, dans l’esprit du Manifeste convivialiste, inventent des formes de démocratie post-croissantiste, en théorie ou en pratique. Faites-le vivre notamment en exposant dans la rubrique Vies convialistes comment la vie et votre profession pourraient devenir plus conviviaux, et en alimentant les discussions dans le Forum.
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3e édition de "Philosophie à vif"

(coordonnée par Dany-Robert Dufour, Philippe Adrien et Jean-Pierre Dumas à l’occasion de la parution d’Éléments d’un projet politique convivialiste par Alain Caillé/Les Convivialistes, Le Bord de l’eau, juin 2016)

 

Convivialisme now
ou
Apocalypse tomorrow

 

Compte-rendu, par Alain Caillé

Voici comment s’annonçait cette rencontre :

« Les Panama Papers ont révélé au grand jour ce que tout le monde savait déjà ou pressentait : l’état de corruption massive et de pléonexie (vouloir toujours plus) qui règne à l’échelle mondiale. Il témoigne de l’importance d’une crise morale qui va de pair avec les crises financières et économiques déjà présentes, ou qui menacent d’éclater à tout moment et de déclencher des crises sociales et politiques redoutables. Voilà qui rend encore plus improbable la lutte, pourtant indispensable, contre le réchauffement climatique et les catastrophes environnementales qui s’annoncent. Il s’agit désormais de refonder l’idéal démocratique et de dessiner les contours d’une société de prospérité possible même sans croissance en luttant contre le désir de toute-puissance (hubris) qui s’exacerbe avec le capitalisme rentier et spéculatif. […] ».

Ne masquons pas une petite déception : dans les 250 personnes le samedi, environ 200 le dimanche, c’est honorable, mais nous nous attendions à une assistance un peu plus fournie eu égard à l’importance (et à l’urgence) des enjeux, à la qualité des intervenants et au prestige du cadre. Mais ceux qui étaient là ont eu le sentiment de vivre un grand moment. L’entrecroisement des communications avec la lecture de textes philosophiques (Simone Weil, Platon, Anders, Marx, Brecht, Kertész) par des acteurs confirmés a donné à ces deux journées un rythme particulièrement intense et soutenu. Trop, peut-être, pour certains. Tant d’idées et de thèmes ont été abordés, qu’on aurait aimé pouvoir approfondir, qu’il ne pouvait pas ne pas y avoir de frustration. Mais c’était un peu le but du jeu : montrer que sur tous les sujets il est possible – nécessaire, plutôt – d’avoir une approche convivialiste et d’indiquer dans quelles directions elle pourrait se développer. D’autres aussi ont pu regretter que les textes philosophiques retenus aient tous été très sombres. Reproche justifié. Le seul texte optimiste et utopique présenté, en ouverture de ces journées, était la fin du conte d’A. Caillé rédigé pour l’édition précédente de Philosophie à vif, « Il sera une fois… le désir convivial », racontant comment le Congrès de la dernière chance réuni le 15 février 2031 aux Nations unies parvint (parviendra) enfin à mettre tout le monde d’accord sur la part d’hybris inhérente au désir humain qui doit être combattue, ouvrant, mettant ainsi fin aux guerres et aux destructions[1].

 

Edgar Morin malheureusement absent (mais dont il fut lu quelques lignes de sa postface aux Éléments d’une politique convivialiste) il revint à Claude Alphandéry, ancien résistant, président d’honneur du Labo de l’Économie sociale et solidaire, et à Alain Supiot, spécialiste du droit du travail et de l’anthropologie du droit, professeur au Collège de France, de rappeler quelques étapes historiques de l’élaboration d’une politique de civilisation, et notamment ces grands moments que furent l’élaboration du Programme du Conseil national de la Résistance et la Déclaration de Philadelphie qui, en 1944, définissait les objectifs de l’Organisation internationale du travail. Son article 2, par exemple stipulait : « Tous les êtres humains, quels que soient leur race, leur croyance ou leur sexe, ont le droit de poursuivre leur progrès matériel et leur développement spirituel dans la liberté et la dignité, dans la sécurité économique et avec des chances égales ». Mutadis mutandis le convivialisme s’inscrit dans la continuité de cette politique de civilisation mais avec, en plus, la pleine conscience de la finitude de la planète et de la destructivité de l’hybris.

Leur succédaient dans une première table ronde intitulée Quelle philosophie politique  aujourd’hui face à l’hubris ? Au-delà de Hobbes ? Chantal Mouffe (référence théorique avec Ernesto Laclau de Podemos), Patrick Viveret (infatigable inspirateur de la société civique), Alain Caillé, Dany-Robert Dufour. Ch.Mouffe rappelait sa conception agonistique du politique. Parce que l’identité d’un Nous ne se définit qu’en opposition à un Eux, il ne peut pas y avoir de politique du consensus. Dénier la dimension conflictuelle du politique c’est se vouer à la voir réapparaître sous les formes les plus hideuses et immaîtrisables. Une politique démocratique est celle  qui sait transformer l’antagonisme en agonisme, et les ennemis en adversaires.  P. Viveret souscrit à cette vision mais en ajoutant que le convivialisme ne peut pas se bâtir uniquement sur une anthropologie agonistique, sur la maîtrise du conflit, mais doit aussi mobiliser les puissances de la fraternité et de l’amour. A. Caillé défend la thèse que toute société repose sur une triple alliance : horizontale et spatiale, entre les contemporains, le Nous différents du Eux (l’ici vs. là-bas) ; diagonale et temporelle, entre les ascendants et les descendants, le passé et l’avenir ; verticale, entre les humains et les entités invisibles, l’invisible, le cosmos (l’ici bas et l’au-delà). Ces trois alliances s’organisent à travers le cycle symbolique du demander-donner-recevoir-rendre qui permet d’échapper (quand ça marche…) au cycle diabolique du ignorer-prendre-refuser-garder. En réduisant les sujets humains au seul rang d’homo œeconomicus le néolibéralisme détruit toute forme de société. D-R. Dufour rappelle comment les principes du convivialisme condensent l’héritage des grandes idéologies politiques de la modernité : le principe de commune humanité évoque le communisme, de commune socialité le socialisme, de légitime individuation l’anarchisme, d’opposition maîtrisée le libéralisme politique.  En les corrigeant l’une par l’autre le convivialisme dessine un tiers qui fasse vraiment loi entre les hommes.

La deuxième table-ronde, intitulée Au-delà du néo-management. Vers des modes de gestion convivialistes ? réunissait Jacques Lecomte, auteur de La Bonté humaine et Les entreprises humanistes. Comment elles vont changer le monde,  Jean-Edouard Grésy, anthropologue du droit, spécialiste de la négociation avec le cabinet d’études Alternego, et Blanche Segrestin, professeur à l’École des Mines, auteure avec Armand Hatchuel de Refonder l’entreprise[2]. Cette table-ronde a fait une forte impression tant les propos des intervenants étaient complémentaires et tant ils dressaient une vision inattendue de l’entreprise, révolutionnaire peut-être. J. Lecomte proposait en effet de définir l’entreprise comme une organisation attachée au bien commun (social et environnemental) et qui, pour atteindre cet objectif, a besoin de réaliser des profits. Le profit n’est pas le but mais un moyen. J-E. Grésy pour sa part, montrait que pour bien fonctionner une entreprise – comme toute organisation - ne peut pas s’en remettre au seul commandement ou au rappel au règlement. Pas même non plus à la négociation – « si tu fais ceci tu auras cela » -, mais que le ressort le plus profond est celui du don, du demander-donner-recevoir-rendre, qui commande la capacité de s’adonner, facteur  déterminant de l’efficience[3]. B. Segrestin, enfin, rappelait qu’il n’existe pas de définition juridique de l’entreprise, le Droit ne connaissant que les propriétaires. Reconnaître l’entreprise comme une réalité juridique sui generis doit lui permettre de se vouer au bien commun. Le paradoxe vertueux étant, à en croire ces trois interventions, que cette vision convivialiste des entreprises, bien comprise, est peut-être celle qui leur garantit la plus grande efficience et la meilleure…rentabilité !

L’après-midi du dimanche commençait par une table ronde (et non une table rase comme le disait en un joyeux lapsus D-R. Dufour résumant en introduction la journée de la veille) réunissant sous l’intitulé Signes avant-coureurs d’apocalypse Pablo Servigne, Fabrice Flipo, Denis Duclos et Marilia Amorim[4]. P. Servigne, chercheur indépendant, auteur avec R. Stevens de Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie, expose de manière particulièrement claire et vivante notre situation. Nous sommes à bord  d’un véhicule qui va ou veut aller toujours plus vite. Quand arrivera-t-il dans le mur, touchera-t-il à un pic, le pic du grand renversement ? Aux alentours de 2025, sans doute. Il faut dès maintenant préparer l’après. Mais, commente F. Flipo, ingénieur et philosophe, maître de conférences à Mines Télécom, auteur de nombreux ouvrages d’inspiration décroissantiste, de la catastrophe en cours, lente et asymétrique, tous ne sont pas également touchés ni responsables. Les principaux responsables sont …les responsables, qui entretiennent l'ignorance et l'inaction, par intérêt. « Ce qui produit la contre-productivité et donc l'hybris est le manque de démocratie des institutions : ce sont les arrangements entre amis ». Cependant, la catastrophe qui s’annonce n’est pas seulement et même peut-être pas principalement physique. Elle est aussi ou davantage morale. Un des principaux dangers qui nous guettent, explique D. Duclos, sociologue, directeur de recherche au CNRS, auteur de très nombreux ouvrages, c’est la massification de l’humanité, son hypostase, et notre incapacité à penser la pluralité et à sauvegarder la dimension du familier. Marilia Amorim, maitresse de conférences en psychologie à l’université Paris VIII, quant à elle, fait ressentir de manière éminemment parlante comment nos sociétés deviennent des systèmes de plus en plus impersonnels, robotisés, évacuant la dimension proprement et spécifiquement humaine de la parole, et comment pour masquer cet évidement elles nous infantilisent en abolissant la différence entre « moi et le système » pour faire croire que nous sommes le système ou que le système c’est nous. Cf. toutes ces prescriptions à la première personne : « Je valide mon ticket », « je fais attention à la fermeture des portes », «  je prends soin de ma santé »,  etc. Belle complémentarité, là encore, entre les quatre interventions.

La chose sautait moins aux yeux pour la deuxième table ronde de la journée, Quelle autre École[5] ? François Flahault, philosophe, directeur de recherche au CNRS, rappelait la lente mais profonde dégradation de l’École en France, qui enseigne de moins en moins bien et se révèle de plus en plus inégalitaire. Peut-être parce qu’elle est fort peu conviviale et qu’on n’a guère plaisir à s’y rendre. Chaque nouveau ministre veut y aller de sa réforme, inefficace. La meilleure réforme ne serait-elle pas de ne plus en faire et de laisser les acteurs de terrain se concerter ? Pascale Haag, maîtresse de conférences à l’EHESS et Bénédicte Fumey, consultante, parlant au nom respectivement de Lab School Network et de l’Association Le printemps de l’éducation, s’étonnent que les méthodes de pédagogie active, Freinet, Montessori etc. qui ont fait leurs preuves depuis longtemps, soient toujours aussi peu appliquées dans l’enseignement public et plaident pour un pluralisme pédagogique. Jean-Pierre Terrail, professeur honoraire de sociologie à l’université Versailles-Saint Quentin, animateur du groupe Démocratie scolaire, insiste quant à lui sur l’importance de l’effort à faire pour accéder à la maîtrise de l’écrit (sur lequel repose l’École) et montre comment l’échec de l’École provient de l’idée fausse que les enfants des classes populaires seraient pour la plupart incapables de l’accomplir avec succès. C’est ce que J-P. Terrail appelle le « postulat déficitariste » qui a produit les ravages que l’on sait, dans l’apprentissage de la lecture par exemple. Toutes les études nationales ou internationales démontrent, au contraire, que c’est l’exigence intellectuelle assumée qui produit les meilleurs résultats et notamment en matière de démocratisation. Il n’y a pas nécessairement contradiction entre ces différentes interventions qui s’accordent, par exemple, pour condamner les notations hiérarchisantes et stigmatisantes, mais il aurait fallu davantage de temps pour appréhender plus finement l’articulation possible entre les appels à la liberté pédagogique et le rappel des vertus de l’effort. C’est sur ce point  que les demandes d’intervention de la salle ont été les plus nombreuses…et le plus frustrées, car il n’y avait pas le temps de donner la parole à tout le monde.

Il fallait en effet passer à la troisième table ronde, consacrée à l’économie, Quelle autre économie ?, où intervenaient Marc Humbert, professeur de sciences économiques à l’université Rennes I, Christophe Fourel,   président de l’Association des Amis d’Alternatives économiques, et Bernard Perret, ingénieur et socio-économiste au ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie. Table ronde particulièrement importante puisque un des défis que doit relever le convivialisme est de montrer qu’il est possible de vivre mieux, y compris économiquement,  dans une  société qui ne soumettra pas toute l’existence sociale aux seules contraintes économiques. Le sujet est énorme et multidimensionnel. Il n’était possible ici de l’aborder que par petites touches. M. Humbert expose le cadre théorique général dans lequel il convient de le faire. L’autre économie que nous voulons est un outil au service de la société, ce qui suppose de généraliser à la fois le principe de solidarité ouverte et le principe de subsidiarité strict, ce qui revient à limiter la taille des économies et des entreprises. Propos relayé par Christophe Fourel qui explique pourquoi on ne peut pas se borner en matière d’économie à une revendication anti-austéritaire qui réclame de la croissance ou la relance de la croissance mais qui ne pose guère la question de sa finalité. Or, quelles sont les richesses et les ressources qui manquent le plus souvent ? Une alimentation saine et équilibrée, de l’eau potable de bonne qualité, de l’air pur, un logement salubre et agréable. C’est à partir de cette question, notamment, qu’on peut commencer à réfléchir. Ce propos fait écho à celui d’Alain Supiot qui rappelait en ouverture comment, à l’exception d’un Bruno Trentin par exemple en Italie, les syndicats se sont souvent trop limités à revendiquer des augmentations de salaire sans assez poser la question des conditions et de la finalité du travail. Bernard Perret, enfin expose en quelques mots certaines des propositions centrales de son dernier livre, Au-delà du marché. Les nouvelles voies de la démarchandisation. Pour un même montant de PIB, ou de revenu monétaire, il est possible de jouir de beaucoup plus de services, d’ « utilité », si les biens sont plus durables, réparables et/ou partageables.  Et a fortiori dans le cadre d’une extension  du domaine de la gratuité. Reste à lier ces orientations à une politique de lutte résolue contre le chômage et les inégalités. Car, toutes les études le montrent, on vit mieux dans une société moins inégalitaire, et ceci est vrai même pour les plus riches.

Que faire pour aller vers une société convivialiste et, plus spécifiquement, Vers une société civique convivialiste, tel était le thème de la dernière table ronde (animée par Vincent de Gaulejac) où intervenaient  Gus Massiah, initiateur civique par excellence et notamment des forums sociaux mondiaux, Benjamin Ball, nettement plus jeune mais tout aussi actif et notamment à Nuit debout, et Jean-Pierre Worms, sociologue, ancien député et ancien président de la FONDA, lui aussi présent sur tous les front ? G. Massiah rappelle tout d’abord de manière saisissante les mutations inouïes que nous avons connues ces dernières décennies et qui se traduisent par un extraordinaire accroissement des droits : droits des femmes, droits des anciens peuples colonisés, etc. Le processus est encore loin d’être achevé. Pour qu’il puisse aller à son terme il importe que, par delà leurs multiples différences, toutes les luttes mondiales puissent converger dans leur opposition à la corruption. Pourquoi ne pas relever, chaque mois par exemple, un cas bien documenté de collusion entre occupation d’une position publique et intérêts privés ? B. Ball témoigne de l’irrépressible désir d’horizontalité qui animait les participants de Nuit debout, de leur absolu rejet de toute forme d’autorité pyramidale -  qu’elle soit nationale ou décentralisée – et des corps intermédiaires. Position radicale  qui amenait J-P. Worms, pourtant si constamment attaché à donner la parole et le pouvoir d’agir à la base, aux citoyens associés, à dire qu’on ne peut pas se passer des institutions, qu’il faut les amener à nous appuyer, et qu’on ne peut pas non plus ne pas chercher à influer sur le jeu politique, ne serait-ce que pour contribuer à le changer, ce dont B. Ball convenait aisément.  

Conclusion

La rencontre se terminait pas des remerciements croisés, et notamment à l’ensemble des acteurs (à tous les sens du terme) du Théâtre de la Tempête, qui ont rendu un service inestimable à la cause convivialiste. La question reste posée de savoir comment aller plus loin. Pour l’instant, c’est un travail d’hégémonie (au sens de Gramsci) qui reste à accomplir, un travail sur les valeurs. Reste à déterminer les modalités possibles de leur traduction politique concrète. La publication d’Éléments d’un projet politique convivialiste est un premier pas. La forme parti montre de plus en plus clairement ses limites et doit être dépassée. Mais comment ? Il ne suffit pas de dire que c’est à la base, au peuple, aux citoyens de décider, encore faut-il dessiner les montages institutionnels qui puissent leur permettre de le faire effectivement et de se coordonner. Le pari du convivialisme est qu’avant même de poser la question des formes de coordination institutionnelles souhaitables, il est nécessaire et possible de parvenir à des formes de coordination symbolique, par les valeurs (et sur les valeurs). C’est à quoi s’emploient depuis le début les intellectuels mobilisés à des degrés divers dans l’aventure convivialiste. Entre eux la coordination est relativement facile au plan technique, même si l’accord obtenu sur les valeurs était assez inespéré. De proche en proche cet accord a essaimé puisque de plus en plus nombreux sont ceux qui se reconnaissent dans le convivialisme, dans le signifiant maître « convivialisme » diraient les psychanalystes lacaniens. Cette rencontre du Théâtre de la Tempête en est une bonne illustration. Il faut maintenant aller au-delà et réunir non seulement des intellectuels professionnels – ceux qui écrivent des livres – mais aussi les représentants des institutions, en attendant les citoyens associés. Le site des convivialistes,  ouvert à tous et bâti pour accueillir les expressions de tous, ne suffit manifestement pas. Bien trop  peu nombreux sont ceux qui se décident, comme il est pourtant proposé, à y faire part de leurs opinions, de leur expérience et de leurs suggestions. Alors quoi ? Une espèce ou une forme de club de discussion ? Pourquoi pas ? Mais il faudra alors se doter de quelques moyens logistiques et organisationnels. Ce qui suppose un peu d’argent. De ce point de vue là, la rencontre de la Tempête n’a pas été un triomphe. Alors même que l’assistance à cette rencontre était gratuite,  en deux jours l’urne intitulée « Soutien au convivialisme », annoncée publiquement, a recueilli…67 € pour 400-450 spectateurs. Il va falloir faire mieux ! 

Compte rendu rédigé par Alain Caillé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



[1] Ce conte est reproduit en annexe de A. Caillé, Le convivialisme en dix questions. Un nouvel imaginaire politique, Le Bord de l’eau, 2015.

[2] Roland Gori n’avait pas pu être présent.

[3] Analyses développées in A. Caillé et J-E. Grésy, La révolution du don. Le management repensé à la lumière de l’anthropologie, Seuil, 2014.

[4] Michel Adam n’avait pu être présent.

[5] Où manquait Roger Sue.

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