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vendredi juin 23, 2017

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déjà plus de 3600 signatures - Un autre monde est non seulement possible, il est absolument nécessaire. Et urgent. Mais comment dessiner ses contours et le penser ? Ce site se propose d’être un espace de rencontre entre tous ceux qui, dans l’esprit du Manifeste convivialiste, inventent des formes de démocratie post-croissantiste, en théorie ou en pratique. Faites-le vivre notamment en exposant dans la rubrique Vies convialistes comment la vie et votre profession pourraient devenir plus conviviaux, et en alimentant les discussions dans le Forum.
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« Le convivialisme est une idée-force sans laquelle il n'y aura pas de politique de civilisation. »
Edgar Morin              

Par Alain Caillé, Professeur émérite Université Paris Ouest, Directeur et Fondateur du Mauss

Interview Dany-Robert Dufour Interview Alain Caillé
02/11/16 (1:10:13)
Interview Dany-Robert Dufour : Philosophe
19/10/16 (44:48)
Interview Alain Caillé : Professeur émérite Université Paris Ouest, Directeur et Fondateur du Mauss

 

 

20160625 Politique de civilisation - Claude Alphandéry et  Alain Supiot  20162506 Philisophie politique - Chantal Mouffe,  Patrick Viveret, Alain Caillé, Dany-Robert Dufour
25/06/16 (1:31:13)
Une politique de civilisation : du Conseil national de la résistance et de L’esprit de Philadelphie au convivialisme, Claude Alphandéry et Alain Supiot
25/06/16 (1:09:30)
Quelle philosophie politique aujourd’hui face à l’ hubris ? Chantal Mouffe, Patrick Viveret, Alain Caillé, Dany-Robert Dufour.

 

 

20162506 Au-delà du  néo-management - Jean-Edouard Grésy,  Jacques Lecomte, Blanche Segrestin 20160626 Prodromes  d’apocalypse -Pablo Servigne,  Fabrice Flipo, Denis Duclos,  Marilia Amorim
25/06/16 (56:52)
Au-delà du néo-management. Vers des modes de gestion convivialistes ? Jean-Edouard Grésy, Jacques Lecomte, Blanche Segrestin
26/06/16 (1:14:21)
Prodromes d’apocalypse : Pablo Servigne, Fabrice Flipo, Denis Duclos, Marilia Amorim

 

 

20160626 Quelle autre École  ?François Flahault,  Bénédicte Fumey,  Pascale Haag, Jean-Pierre Terrail 20160626 Quelle autre  économie ?Marc Humbert,  Christophe Fourel, Bernard Perret
26/06/16 (55:45)
Quelle autre École ? François Flahault, Bénédicte Fumey, Pascale Haag, Jean-Pierre Terrail
26/06/16 (55:49)
Quelle autre économie ? Marc Humbert, Christophe Fourel, Bernard Perret

 

 

20140620 Morin YouTube1 leConvivialisme1
20/06/14 (1:01:59)
Edgar Morin - Le défi de la complexité
31/01/11 (26:29)
Le convivialisme, une nouvelle
manière de penser le monde ?
Emission Tambour Battant - Cinaps TV Antoine Spire - chaîne 31 TNT 

LES AUTEURS

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Vers un projet politique convivialiste - Réagissez aux propositions politiques en postant vos commentaires

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GENS DES HAUTS, UNE COOPÉRATIVE CONVIVIALISTE ?

 

GENS DES HAUTS est une nouvelle coopérative qui s’établit dans les Hautes-Alpes. Elle est animée par

une équipe de personnes aux parcours et compétences variés, attachées à ce magnifique territoire de

montagne, soucieuses de son devenir et engagées dans un agir citoyen. La coopérative inscrit son action

dans une démarche globale d’émancipation des personnes et des territoires, convaincue que l’autonomie

se construit dans l’interdépendance, avec d’autres donc. Pluriactive, elle oeuvre, entre autre, dans un

champ couvrant les toilettes sèches, le compostage, le travail du bois, l’autonomie alimentaire, la lecture et

l’accompagnement de projets.

Pour présenter plus avant notre démarche, nous proposons d’y rentrer par la porte de notre ‘’jardin’’. Dans

un second temps, nous évoquerons notre rapport à l’économique. Puis, nous conclurons par une invitation

à la coopération.

Le jardin & alimentation

Nous pensons que nous alimenter en consacrant du temps à produire et chercher dans nos jardins ce dont

nous avons besoin et à nous approvisionner dans des lieux et auprès de personnes qui font du sens parce

qu'ils s'inscrivent dans une logique de qualité et de circuits courts est une façon de contribuer à la

préservation des ressources de la planète et de diminuer notre empreinte écologique.

Nous cultivons actuellement plusieurs 'jardins'.

Deux jardins potagers partagés, l'un à Guillestre et l'autre à Briançon. Le troisième n'est pas du même

ordre : il s'agit de notre territoire ou de nos territoires de vie d'où nous tirons une partie de notre

alimentation. C'est un territoire de cueillette, de glanage, d'échanges, de partages... A force de le parcourir,

nous en détenons une connaissance fine et lui vouons un attachement fort.

Ces jardins sont des lieux dont nous prenons soin... en n'utilisant pas de produits chimiques, en mettant en

pratique des techniques culturales respectueuses de l'environnement ou en n'y prélevant que ce dont nous

avons besoin. Ce sont des 'lieux' que nous cultivons au sens de la célèbre maxime de Voltaire qui nous

renvoie à la pondération dont nous faisons preuve en tant que jardinier.

Ces jardins sont des lieux où nous prenons du temps.

Du temps pour vivre, pour observer, pour essayer de comprendre ce qu'il se passe, prendre conscience de

la complexité et de la richesse de la nature, de la difficulté de produire des aliments et de la fragilité de

l'humanité au sein de l'écosystème planétaire.

Faire nos jardins, récolter nos légumes, produire nos confitures, extraire nos jus de fruits, stocker, trouver

et expérimenter des façons intéressantes de cultiver et de conserver tout ça, chercher et cueillir des plantes

sauvages..., c'est une façon de se réapproprier l'espace et la production, de se donner une part

d'autonomie.

Du temps pour partager.

Nos jardins sont aussi des lieux de sociabilité, de rencontre, d'échanges, des endroits où l'on prend du

temps ensemble ce qui nous permet parfois de répondre aux diverses questions qui naissent au jardin.

Dans le jardin partagé de Briançon, les semis sont faits à plusieurs et ensuite la récolte est partagée entre

tous en fonction des besoins de chacun.

Ce jardin est un lieu d’échange d'expériences et de pratiques, de créativité et donc d'apprentissage

réciproque.

Il est aussi une occasion unique pour les jardiniers de pouvoir partager ou donner une partie de leur

production au gré des occasions qui se présentent.

Mais donner c'est donner encore une fois de son temps : discuter avec le voisin alors qu'il y a plein d'autres

choses 'importantes' à faire ou encore se livrer à la visite 'rituelle' du jardin lors du passage d'un ami...

L'esprit du don anime nos jardins...

Cette forme de jardinage est synonyme de liens, de simplicité et d'économie de moyens parce qu'elle fait

appel à des processus biologiques gratuits (produire ses graines, faire ses boutures...) ou à de l'échange

(fabriquer une serre ensemble...), alors qu'on ne nous parle aujourd'hui que de pouvoir d'achat.

Ces jardins s'intègrent pleinement dans notre système d'activités coopératif.

Dans la mesure où réduire notre dépendance aux seuls revenus monétaires et faire notre part pour une

société que nous voudrions plus autonome, économe et respectueuse de l'environnement, sont des

motivations fortes dans la façon dont nous articulons et menons nos différentes activités, nos jardins

prennent une place toute à fait légitime dans notre organisation.

Alors que le modèle de société dominant repose sur la recherche illimitée du profit et de la consommation,

alors qu'on ne nous parle aujourd'hui que de pouvoir d'achat, faire nos jardins c'est revenir à des

préoccupations simples et se contenter de ce dont nous avons vraiment besoin.

Lorsque nous faisons, donnons ou échangeons nos plants, nos boutures, nos marcottages, nos repiquages,

nos savoir faire, lorsque nous produisons nous même nos graines, que nous cueillons en montagne, nous

faisons appel à des processus biologiques gratuits.

Alors que le modèle de production qu'on nous impose consomme au moins 10 calories d'énergie pour

chaque calorie effectivement disponible dans notre assiette, cultiver nos jardins c'est contribuer à limiter

les besoins en pétrole pour transporter et transformer les aliments, en réduisant la distance entre le lieu de

production et le lieu de consommation.

Jardiner est une activité écologique de par son rythme empreint de lenteur.

La patience est parmi les vertus les plus importantes au jardin. Elle s'acquière en effectuant des tâches

chronophages et parfois répétitives et manuelles. Ces tâches sont empreintes de lenteur, une lenteur qui

contribue à réduire le temps disponible pour d'autres activités éventuellement plus polluantes et qui fait du

jardinage une activité éminemment respectueuse de la planète : le simple fait de jardiner est donc une sorte

de marque de sagesse qui s'oppose à l'accélération folle de l'emprise de l'homme sur la terre.

Cette lenteur a pour effet bénéfique de stimuler la réflexion et de laisser libre cours à la pensée.

Dans une société qui nous pousse à courir sans arrêt, nos jardins sont comme des possibilités offertes de

nous soustraire au temps, de profiter de l'instant présent, de ne pas passer à coté de l'essentiel...

L'humilité est une autre des vertus que nous cultivons dans nos jardins.

Comme le marcheur, le jardinier est homme de la terre parce qu'il la travaille comme un artisan : comme

le marcheur, il ne se sent pas supérieur mais au contraire pétri de cette terre qu'il travaille patiemment de

ses mains, humble.

Humilité dans le fait d'accepter que rien n'est jamais acquis et que les imprévus sont toujours au rendez

vous au jardin.

Humilité aussi simplement dans le fait de produire nos légumes tout au long de l'année comme le faisait la

plupart de nos ancêtres paysans.

Humble qui vient de humus, étymologiquement terre.

Et voilà qui finalement nous ramène à nos activités de compostage...

L'ensemble des déchets émanant de ces jardins est composté. Cela nous permet de produire quelques m 3

de compost par an, un compost qui finit par retourner d'où il vient. Les déchets issus de nos chantiers

d'élagage et de l'activité d'entretien d'espaces verts en multiservices, après broyage, sont également

mélangés au compost pour mieux l'équilibrer ou valorisés en paillage au potager. Cela nous permet de

limiter les arrosages en été et de produire des semences de plus en plus résistantes à la sécheresse.

Ces jardins sont étroitement liés à des préoccupations alimentaires qui nous font rechercher des

productions de qualité, en circuit court et des producteurs engagés dans des démarches environnementales

et sociales de respect des écosystèmes et des personnes.

C'est pourquoi dans nos pratiques alimentaires la biocoop l'Epinette Vinette à Briançon et le magasin de

Nathalie à Guillestre prennent une place toute particulière.

De même nous sommes membre de Sens Pressés, Briançon, et Juste un zeste, Guillestre associations

locales membres d'un réseau d'achat groupés d'agrumes à des petits producteurs siciliens travaillant en

coopérative et avec un souci de qualité et de respect de l'environnement, les 'Galline Fellici'.

Créer nos salaires, aussi…

Réduire notre dépendance aux seuls revenus monétaires n’écarte cependant pas notre besoin de revenus.

Ces revenus n’étant pas durablement garantis par ailleurs, un enjeu de notre coopérative est donc de créer

et sécuriser nos salaires… à un niveau satisfaisant et de manière satisfaisante.

À un niveau satisfaisant

Dans nos configurations familiales respectives actuelles, nous savons qu’en dessous de 1200 euros c’est

trop juste. Par contre, nous pouvons nous satisfaire de 1500 euros. Bien sûr, nous ne sommes pas

définitivement arrêtés sur ces deux chiffres. Ils dépendent des évolutions à venir ainsi que de la situation

particulière de chaque personne intégrant la coopérative. Néanmoins fixer des bornes pose immédiatement

des repères, des limites, pour nous et nos partenaires, nous permettant d’assumer plus sereinement la

dimension monétaire de notre entreprise.

De manière satisfaisante

La référence à l’économie plurielle nous aide à trouver de la cohérence entre notre pensée et nos pratiques

entrepreneuriales. S’il nous arrive de répondre à des appels d’offres ‘’classiques’’, nous nous efforçons

surtout d’impulser des démarches partenariales privilégiant la réciprocité, invitation à explorer l’univers

du don, entendu au sens du MAUSS. Pour nous, ça change beaucoup les perspectives. Dans le premier

cas, nous vendons une prestation de services sans créer de lien véritable avec l’acquéreur au-delà de celui

qui est spécifié le temps du contrat. Nous avons nos objectifs. Ils ont les leurs. Nous faisons affaire

ensemble. Point barre. Dans le second, il s’agit de relever un défi en commun dans lequel l’humain et le

respect de l’environnement sont mis au premier plan. En pratique, les choses sont souvent plus

entremêlées mais opérer la distinction entre les différents comportements économiques facilitent notre

positionnement en situation. Prenons deux exemples qui concernent notre activité liée aux toilettes sèches

et au compostage.

Premier exemple.

Suite à quelques échanges avec une collectivité territoriale, nous faisons émerger l’idée d’une

expérimentation innovante sous forme d’action-formation intégrant toilettes sèches et compostage. L’idée

plaît. Elle est cohérente avec les orientations de la collectivité… il faut la travailler.

- Combien ça coûterait ?

- Nous n’en avons encore aucune idée. Combien pouvez-vous mettre pour qu’on travaille sérieusement

dessus ?

Petite hésitation. On ne se connaît pas encore si bien que ça. On nous demande alors notre prix de

facturation à la journée. Nous n’avons pas de réponse assumée. De toute façon, on ne sait pas dire le

temps que nous allons y passer. Nous expliquons notre défi de sécuriser nos salaires à hauteur de 1500

euros net. On sent la tension, il faut se jeter dans l’inconnu sans aucune garantie outre les gages de

confiance issus de nos échanges précédents. Nous savons que ce que nous demandons n’est pas si simple,

ni si habituel. Alors nous apprécions pleinement lorsque nos interlocuteurs avancent un chiffre tout à fait

convenable.

Depuis la confiance réciproque s’est consolidée. Nous avançons pas à pas ensemble pour concrétiser cette

expérimentation… d’autres partenaires viennent peu à peu se rajouter. C’est un processus exigeant. Il ne

faut pas décevoir. L’économique est toujours présent mais reste un moyen subordonné à une finalité plus

vaste ; celle de déployer sur le territoire un dispositif de toilettes sèches / compostage fabriqué en circuits

courts et en mélèze de pays, mettant en valeur la créativité et le dynamisme des Hautes-Alpes et de ses

habitants. Dispositif qui si l’expérimentation est concluante pourra être approprié ailleurs et par d’autres.

Second exemple.

Nous avons engagé des discussions avec une autre collectivité pour installer et animer des sites de

compostage. Les échanges étaient des plus cordiaux mais au moment de concrétiser, la collectivité fait le

choix de mise en concurrence. Obligation légale ? Bon gré, mal gré nous nous plions aux exigences. Au

final, nous sommes fiers de notre réponse : nous avons répondu en coopération avec un des autres

concurrents consultés et le cahier des charges stimulant nous a fait monter en qualité. Cependant quelques

jours plus tard nous recevons un coup de fil incendiaire – ça ne va pas du tout ! Incompréhension de notre

part, nous avons pourtant strictement répondu aux exigences du cahier des charges dans l’enveloppe

budgétaire impartie. Nos prix unitaires trop chers, il faut pouvoir installer plus de sites... Nous faisons un

effort mais ce n’est toujours pas suffisant. On nous interpelle que sur le prix, à aucun moment le contenu

de la proposition n’est discuté… nous comprenons qu’il n’a même pas vraiment été lu. Dialogue de

sourds ? En interne, cela crée par mal de remous entre nous. Faut-il simplement laisser tomber ? Pour

mille raisons, ce chantier est pourtant important pour nous. Nous entamons alors d’âpres négociations

n’ayant plus rien à voir avec de la coopération.

Nous avons appris de nos expériences passées. On ne peut pas forcer la coopération. Parfois c’est même

tout à fait contre-productif. Nous changeons alors de posture même si ce n’est en rien évident pour nous.

Forçant délibérément le trait, nous campons sur notre responsabilité de professionnels et laissons

momentanément de côté les émotions et la chaleur humaine. En face de nous, nous ne considérons plus, de

nos deux interlocuteurs, que les figures respectives du technicien et du responsable politique. Les attaques

lorsqu’elles sont portées à nos personnes glissent sur la surface blindée de notre indifférence… en

apparence tout au moins. De notre côté, nous nous gardons bien d’entrer dans ce registre. Respecter les

personnes reste un principe intangible (même si, entre nous et hors négociation, nous avons pu affubler

nos interlocuteurs de doux noms d’oiseaux). Finalement, nous trouverons un accord acceptable pour les

deux parties. Mais que ce fût désagréable.

Aujourd’hui, nous entrons dans la deuxième année de contrat. Le travail réalisé sur les premiers sites de

compostage donne toute satisfaction. Les relations avec notre client se sont apaisées. Notre méthodologie

d’intervention s’est consolidée et nous avons établi d’excellentes relations avec la plupart des

établissements que nous accompagnons. Et ça, c’est bon pour le moral.

La sécurisation de nos salaires reste à ce jour un processus en construction. Nous croyons que cela passe

en partie par notre capacité à nous entourer d’un réseau d’amis et de comm’acteurs. Une fois encore,

l’esprit du don et de l’échange réciproque est convoqué.

… Coopérer évidemment

Assez logiquement, nous ne saurions conclure ce témoignage sans lancer une invitation à la coopération.

Les portes d’entrées sont multiples et nous resterons très attentifs à toute proposition. Nous formulons

néanmoins deux demandes spécifiques.

Premièrement, il nous reste un souci technique à régler : nos démarches pour trouver un assureur qui

couvre l’intégralité de nos activités n’ont pas encore abouti. Pour l’instant nous n’avons que des réponses

partielles. La pluriactivité de notre coopérative leur pose problème. Nous serions bien soulagés si

quelqu’un pouvait nous aider à finaliser ce dossier.

Notre seconde demande a trait à un travail que nous engageons avec deux bibliothèques communautaires

(populaires) au Brésil, plus précisément à Recife dans l’État du Pernambouc ainsi qu’avec une

bibliothèque de rue à Nantes. Ce projet est le fruit des liens de travail et d’amitié qui unissent des

personnes et des institutions depuis plusieurs années. Il part de la compréhension que les bibliothèques

communautaires (populaires) jouent un rôle important et singulier quant à l’effort collectif de construction

d’une société convivialiste. L’objectif est de mieux expliciter cette singularité au travers d’une rechercheaction

de sorte à ce que ces bibliothèques se consolident comme centres de références dans la structuration

de réseaux convivialistes, engagés dans la diffusion de pratiques de lecture d’origine communautaire

(populaire). Partant des pratiques et de la récupération de l’expérience accumulée, nous travaillerons

autour des thématiques suivantes : la lecture qui transcende les frontières et rapproche les personnes ; la

formation de réseaux (local et international) et les processus d’auteurisation ; la question de la

« soutenabilité » des bibliothèques communautaires. Le projet a une durée initiale de 4 ans avec 2020

comme horizon symbolique puisque les deux bibliothèques brésiliennes célébreront alors respectivement

leur 15 et 20 ans d’existence.

Nous aimerions que ce projet puisse être investi par les convivialistes et que la mobilisation des réseaux

permette de viabiliser son financement. Nous sommes naturellement à disposition pour le préciser dans les

détails à toutes celles et tous ceux qui le souhaiterait.

Nous voilà arrivés au terme de ce témoignage présentant quelques aspects de notre démarche. Nous

espérons qu’elle rencontre l’esprit convivialiste. En tout cas celui-ci nous inspire indéniablement.

 

Convivialement.

Benoît Ducos, Sylvain Maisonneuve, Benoît Pironneau

 

Benoît Ducos est géographe, menuisier, accompagnateur en montagne. Il connaît les hautes vallées du briançonnais

comme sa poche. Il les parcourt assidument pour se ressourcer, observer la faune sauvage, cueillir amoureusement

toutes sortes de plantes et fleurs… Il cultive soigneusement son jardin ainsi qu’un potager partagé. Ayant fait des

études littéraires et baigné dans la philosophie, nous lui soupçonnons quelques talents cachés d’écrivain.

Sylvain Maisonneuve traque le gaspillage et les moindres déchets pour les réduire, les recycler ou les réutiliser aussi

bien dans notre coopérative qu’en tant que chargé de mission d’une Communauté de Communes. Il est maitre

composteur et développe des solutions de toilettes sèches, une réponse écologique à nos besoins. Grand baroudeur, il a

été précepteur en Thaïlande. Il a enseigné le ski en Argentine. Il est aussi moniteur de Kayak et de Rafting et a dévalé

un nombre impressionnant de rivières en Amérique du Sud, en Asie et en France.

Benoît Pironneau a lui aussi pas mal bourlingué. Il a exercé comme ingénieur terrain puis chef de projets dans

l’industrie parapétrolière. Mais à l'appât du gain, il préfère les humains. Il s’est ainsi réorienté dans la coopération

décentralisée, l’économie sociale et solidaire, le développement territorial, l’accompagnement de créateurs

d’activités. Il est très lié à quelques bibliothèques. Le Brésil est son autre patrie.

Ces réseaux soutiennent le mouvement convivialiste

 Age de faire    Appel des Appels        democratie ouverte      

Etats Généraux du Pouvoir Citoyen      Les périphériques pacte civique mouvement francais revenu base REVUE DU MAUSS        

Abrégé du manifeste convivialiste

Jamais l’humanité n’a disposé d’autant de ressources matérielles et de compétences techniques et scientifiques. Prise dans sa globalité, elle est riche et puissante comme personne dans les siècles passés n’aurait pu l’imaginer...

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Konvivialismus: ein Manifest (Kurzfassung)

Einen solchen materiellen Wohlstand, ein so hohes technisch und wissenschaftliches Niveau ist bisher noch nie erreicht worden. Global gesehen ist der Mensch nun überreich und mächtig. Niemand hätte sich das vor ein paar Jahrhunderten vorstellen können...

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Birlikte Yaşama Manifestosu (Özet)

İnsanlık maddi kaynaklara, teknik ve bilimsel becerilere bugün olduğu kadar hiçbir zaman sahip olmadı. Bütünlüğü içinde ele alındığında, günümüzde insanlık geçmiş yüzyıllarda kimsenin hayal edemeyeceği kadar zengin ve güçlü...

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Abridged version of the Convivialist manifesto

Humanity has never had so many material resources as well as scientific and technical expertise at its disposal. Taken as a whole, its wealth and power have grown to an extent unimaginable...

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Compendio del Manifiesto convivialista

Nunca antes la humanidad dispuso de tantos recursos materiales y tantas competencias técnicas y científicas como ahora. Considerada en su totalidad, es rica y poderosa como nadie hubiera podido imaginarlo en los siglos pasados...

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Déclaration universelle d’interdépendance généralisée

Au cours de sa très longue histoire, l’humanité s’est déployée dans un petit coin de l’univers, formant des groupes organisés de personnes, de communautés, de peuples, d’États entre lesquels les relations ont souvent été dramatiques. Cette déclaration universelle reconnaît que la vie est une valeur essentielle ...

 

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Síntese do Manifesto convivialista

Jamais a humanidade dispôs de tantos recursos materiais e competências técnicas e científicas. Considerada em sua globalidade, ela é rica e poderosa, como ninguém nos séculos anteriores poderia imaginar...

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Rezumat al manifestului de convivialitate

Niciodata pana acum omenirea nu a dispus de atat de multe resurse materiale sau competente tehnice si stiintifice. In ansamblul sau, omenirea este mult mai bogata si mai puternica decat si-ar fi putut imagina oricine in secolele trecute ...

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Universal declaration of generalised interdependency

Throughout its very long history, humanity has grown and spread throughout its small corner of the universe by the formation of organised groups of people and communities, peoples and States between which relations have often had dramatic consequences. This universal declaration recognises that life is an essential value ...

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Compendio del Manifiesto convivialista

Mai come oggi l’umanità ha avuto a disposizione tante risorse materiali e competenze tecnico-scientifiche. Considerata nella sua globalità, essa è ricca e potente come nessuno nei secoli passati...

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共生主义宣言

人类拥有的物质资源与科技能力可谓空前。总体而言,人类之富有与强大是过去千百年间任何人都无法想象的。然而,却没有证据显示人类如今更为幸福。当然,也不会有人愿意回到从前,因为人人都可以切实感到, 个体与集体实现其新的潜能的可能性正在与日俱增。

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